Mercredi 12 mars 2008
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Souvent inconnus du public, la BNF revient sur l'Enfer
de la Bibliothèque, lieu où était conservé les livres, les documents, les images jugés contraires aux bonnes moeurs. L'exposition revient sur l'histoire de ce lieu mais aussi sur le contenu de
cet Enfer. Ainsi on peut voir que des écrivains comme Sade, Apolinaire ont vu certaines de leurs oeuvres qui célèbrait l'érotisme être mis en Enfer. De même
La religieuse, de
Diderot en a fait partie. Une large place est offerte aux premières manifestations de la photographie pornographique et de même sont exposées les estampes japonaises entrées à la Bibliothèque
grâce à la générosité des premiers collectionneurs occidentaux.
Cette exposition m'avait semblé au premier abord intéressante à voir mais le résultat m'a assez déçu. Beaucoup de monde (beaucoup d'hommes !!), impression de voir toujours la même chose. Cependant
la disposition de l'exposition était intéressante (au centre, l'histoire et autour, le contenu de l'Enfer) mais la manière de traiter l'histoire était peu attractive, d'ailleurs cette partie était
largement désertée pour le contenu de l'Enfer qui était peu mis en relation avec son histoire.
Par Yoi
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Publié dans : Expositions - Evènements
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Mercredi 12 mars 2008
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13:58

Inquiétant, étrange, angoissant, voilà les mots qui me
viennent à l'esprit après la vision de ce film d'animation qui regroupe plusieurs petites histoires telles des courts métrages. Il s'appuie sur les peurs de tous, des peurs de l'ordre du
visible, des sens (le noir, les insectes) mais aussi de l'imaginaire (esprit, monstres...) et de l'inconscient (la solitude, la violence...).
Ce film est vraiment déstabilisant, tout se joue dans les silences, la noirceur opprressante et la narration. Grâce aux differents collaborateurs (
les Américains
Charles Burns et Richard McGuire, les Français Blutch, Marie Caillou, Pierre Di Sciullo et le Franco-Italien Lorenzo Mattotti) de ce projet, ce film donne à voir une suite d'histoires toutes
particulières et uniques mais formant un tout angoissant. La musique également vient souligner cette atmosphère.
On peut même être mal à l'aise devant certaines histoires qui vraiment touchent aux frayeurs de tout un chacun, mal à l'aise devant la réalité de ces dessins qui donne à voir nos cauchemars.
www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=110203.html
Par Yoi
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Publié dans : Films et Musique
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Mercredi 5 mars 2008
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15:42
Allah n'est pas obligé, Ahmadou Kourouma.
Pour ce roman l'auteur Ahmadou kourouma a reçu le prix Renaudot. Il retrace le parcours d'un enfant qui part à la recherche de sa tante après la mort de sa mère. Pour
cela il doit traverser une Afrique de l'ouest meurtrie par les guerres tribales. Accompagné d'un grigriman musulman il va se faire enfant soldat pour survivre.
A travers les yeux d'un enfant on découvre l'horreur de ces guerres, leur absurdité. avec ces mots d'enfants il décrit une situation qui lui paraît presque normal, naïf il croit au pouvoir des
sorciers, il ne s'interroge pas vraiment sur ce qu'il fait, il ne juge pas, mais décrit son aventure de manière crue. On peut lire parfois quelques passages qui sous entendent un jugement mais la
plupart du temps on est plongé dans le récit, simple observateur et témoin d'une histoire.
C'est peut être cela qui est déconcertant à la lecture de cet ouvrage, l'énonciation des faits, la succession des péripéties sans réelle prise de position. On ne peut pas
rester indifférent à l'histoire de cet enfant qui s'inscrit dans la grande Histoire, on voudrait qu'elle donne une morale, qu'elle condamne explicitement ces conflits mais à travers le regard de
cet enfant, c'est à nous de trier, comprendre et faire notre jugement en découvrant la complexité et la richesse de toute une civilisation.
Par Yoi
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Publié dans : Livres
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